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Technologie

Les ponts et les ouvrages d’art sous l’oeil d’inSAR

utilisée pour analyser les mouvements opérés par l'activité volcanique, le ressources offrent une approche particulièrement utile pour détecter les problèmes susceptibles d'impacter les ouvrages d'art comme les ponts.

BC_Insar

La technologie satellitaire peut rendre de fiers services aux équipes chargées de scruter l'évolution d'ouvrages d'art comme les ponts. Au Canada, la technologie InSAR (Interférométrie Radar à Synthèse d'Ouverture) est testée et utilisée de manière intelligente pour détecter les problèmes susceptibles de se poser sur des ouvrages d'art comme les ponts. Une approche automatisée qui permet de venir à bout plus simplement et plus rapidement des quelque 750 ouvrages d'art répartis sur le vaste territoire canadien.

Plus près de chez nous, cette approche offre également des gains de temps considérables. Ainsi, la Flandre s'appuie sur les ressources des satellites Sentinel-1 et sur les algorithmes InSAR afin de mesurer des changements d'élévation au sol à l'échelle millimétrique. Cette sensibilité permet d'alerter les responsables du suivi en renseignant automatiquement les ponts présentant d'éventuels défauts ou un taux de déformation élevé.

Et au sud du pays? En Wallonie, et en particulier en province de Hainaut, la technologie est connue, mais bizarrement, elle n'est pour l'heure exploitée "que" pour l'étude des mouvements susceptibles de se produire sur le bassin houiller, dans la lignée de l'étude des mouvements touchant le bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais. Ces deux zones sont surveillées par la technique PSInSAR. Des images SAR des satellites ERS-1/2 (1992-2001), ENVISAT (2003-2010) et Sentinel-1A (2015-2022) ont été traitées pour suivre les mouvements du sol liés à l'arrêt de l'extraction du charbon et des pompages. Par ailleurs, une étude spécifique a été menée sur la région de Saint-Vaast en Wallonie, en combinant 30 ans de données SAR avec des analyses piézométriques, pour évaluer les risques hydrogéologiques liés à la fermeture d'une ancienne mine.

Et les structures du patrimoine bâti dans tout ça? Les chercheurs du Service Géologique de Belgique ont également publié des travaux sur l'utilisation de l'InSAR à l'échelle nationale afin de calculer les dommages de tassement et de soulèvement sur des structures du patrimoine architectural, mais rien qui -à notre connaissance- ne donne lieu pour l'instnt à une exploitation systématique de l'incroyable potentiel des outils satellitaires.  

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