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Technique & technologie

La France montre la voie à la Belgique en matière de construction additive

C'est une avancée que l'on aimerait voir se propager rapidement à la Belgique : à Reims, la construction additive a permis d'inaugurer un immeuble de logements collectifs sur trois niveaux.

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Plurial Novilia

Déjà bien connue en Belgique, l'impression 3D béton sur chantier ne donne pas encore lieu à des livraisons effectivement utilisables dans notre pays. A ce titre, la concrétisation du projet ViliaSprint à Reims par le bailleur social Plurial Novilia fait véritablement figure d'exemple. Il s'agit du premier immeuble de logements collectifs dont la structure porteuse et l'ensemble des murs ont été réalisés par impression 3D béton directement sur chantier. L'immeuble est constitué de 12 logements sociaux installés sur trois niveaux, avec près de 800 m² habitables. Il a été livré en seulement 12 mois, dans un contexte de baisse de l'activité de construction neuve et de pénurie persistante de main-d'œuvre dans le gros œuvre. La technique utilisée a en outre permis de réaliser un gain de 30%.

Sur le plan technique, la solution mise en œuvre est évidemment déjà bien connue dans notre plat pays. L'impression est effectuée directement sur le chantier à l'aide d'un portique robotisé. Le chantier de Reims a permis de déposer un béton fibré spécialement formulé couche après couche, sans coffrage et sans intervention manuelle lourde. En outre, les formes courbes et les géométries complexes ont permis d'optimiser les volumes et de réduire d'environ 10% la consommation de béton. Le projet intègre également des matériaux biosourcés, une pompe à chaleur collective et des panneaux photovoltaïques.

En France, une maison ou un bâtiment imprimé en 3D peut déjà être légalement construit s'il respecte le Code de la construction, les Eurocodes, la RE2020, les règles de sécurité incendie et les exigences assurantielles classiques. En réalité, le législateur français raisonne aujourd’hui surtout en termes d'obligation de performance plutôt qu’en technique constructive imposée. L’impression 3D béton y est donc acceptée si elle démontre une résistance mécanique suffisante, une stabilité conforme, les garanties de sécurité incendie nécessaires, une conformité thermique et environnementale et une durabilité des matériaux utilisés.

 

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