Les hôpitaux mis au régime sec en matière de construction
C'est une information livrée ce jour par Vincent Liévin, journaliste au périodique Le Spécialiste qui nous le confirme : les hôpitaux vont devoir faire une croix sur leurs programmes d'expansion et de construction.
Voici l'image de synthèse aérienne de ce que sera le futur hôpital Saint-Pierre près de Wavre.
Ce n'est un secret pour personne : le secteur des soins de santé est sous pression depuis quelques années. Et le tour de vis que le gouvernement a opéré depuis son entrée en service voici un an n'est pas de nature à rendre de l'espoir à celles et ceux qui rêvaient encore il y a peu de faire en Belgique une médecine digne de ce nom.
Mais ce n'est ni de Bart De Wever ni du ministre de la Santé Franck Vandenbroucke que vient le dernier coup de butoir. Cette fois, ce sont les banques qui sifflent la fin de la récréation en rappelant les limites des ouvertures de crédit qu'elles seraient prêtes à consentir aux hôpitaux qui envisagent de nouvelles constructions.
Par conséquent, les autorités wallonnes ont saisi qu'elles devraient "faire avec" et qu'une planification territoriale plus fine devrait être opérée. En d'autres mots, que les nouveaux hôpitaux et que les nouvelles infrastructures devront être planifiée à l'échelle du territoire de la Wallonie en tenant compte d'une répartition de l'offre de soins en tenant compte d'une "sous-programmation régionale, tant en ce qui concerne l'accès aux soins d'urgence que les activités standards programmables et les fonctions de référence".
L'idée est de ne pas aboutir à une trop forte concentration des futures constructions qui conduiraient à une surexploitation dans certains cas et à une sous-exploitation dans d'autres cas...