Les marchés publics wallons introduisent le reporting CO2 dans leur grille d’évaluation
Une évolution majeure va se produire dans les critères d'attribution des marchés publics : la sélection sur le principe du meilleur prix, de la qualité technique et des délais est en passe de donner la place qui lui revient au contrôle des émissions de CO2.
Parmi les entreprises de construction, certaines ont déjà pris la mesure de l'importance d'un chiffrage carbone précis. C'est le cas de sociétés comme Willemen Groep, Jan De Nul ou encore Eiffage Benelux.
Dès l'an prochain, un système de certification carbone des entreprises (lui-même inspiré de l'«Échelle de performance CO₂» déjà utilisée aux Pays-Bas va prendre le relais. Elle permettra de réaliser sans peine une évaluation de l'impact carbone spécifique de chaque chantier.
La mesure est particulièrement importante car, à terme, elle touchera de nombreuses entreprises, y compris celles qui ont l'habitude de soumissionner pour des marchés publics de petite ampleur appartenant à la classe 4. Il faudra donc montrer patte blanche pour les marchés d'un montant d'environ 600.000 euros. Pour les marchés plus importants appartenant aux classes 4 à 8, l'entrée en vigueur de la mesure se fera dès l'année prochaine. Les classes 4 et 5 suivront en 2028.
Concrètement, la mesure amènera les entreprises de construction à documenter les efforts consentis pour réduire les émissions de CO2. Cela leur fera gagner des points et leur confèrera un avantage administratif qui pourra se révéler décisif dans le processus d'octroi du marché.
Parmi les entreprises déjà engagées dans cette dynamique, on relève sans surprise de gros acteurs comme Willemen Groep, Eiffage Benelux, ou Jan De Nul ou encore les grands producteurs de matériaux capables de documenter précisément leurs émissions. Il est donc conseillé à toutes les autres de ne pas tarder à leur emboîter le pas si elles veulent mettre toutes les chances de leur côté pour emporter les marchés.
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