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Juridique

Le sort des friches partiellement réglé à Bruxelles

Avec la formation du gouvernement bruxellois, le dossier des friches a connu une évolution rapide ces dernières heures. Désormais, celles qui font plus de 0,5 hectare pourraient être prises en considération pour les ouvrir à des constructions.

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Le verrou qui avait été appliqué en matière de constructibilité des friches bruxelloises a (un peu) sauté lors du dernier conclave qui a abouti à la formation du nouveau gouvernement bruxellois. En l'espèce, en tenant le parti Ecolo en dehors des négociations, les partis de la majorité ont ménagé la chèvre et le chou. En particulier, MR et PS ont réussi à infléchir la position initiale initialement adoptée en se mettant d'accord sur le sort des friches urbaines de plus de 0,5 hectares. Pour rappel, le parti Ecolo refusait que ces zones deviennent constructibles. Ou, à tout le moins, insistait que les constructions y soient strictement limitées. Les friches sont celles de Donderberg, de Josaphat, des Dames Blanches, du Marais Wiels, du Meylemeersch, du Chant des Cailles, du Keyenbempt, du bois de Calevoet et du plateau Avijl.

Stricto sensu, cela ne signifie pas que chaque parcelle de plus de 0,5 hectare verra fleurir des immeubles, mais il n’y aura pas d’interdiction globale d’urbaniser ces terrains. Chaque site devra faire l’objet d’une décision d’aménagement (planification, permis, arbitrage environnemental...). D'un autre côté, certaines friches pourront rester espaces verts, zones naturelles, équipements publics ou réserves foncières.

Du côté du secteur de la construction, on précise que l'approche environnementale et la construction, on tient à préciser que les intérêts entre le monde de la construction et celui de la protection de l'environnement ne sont pas forcément incompatibles. Selon le secrétaire général d’Embuild.brussels Laurent Schlitz, "Il y a un arsenal qui existe et qui est déjà à disposition". Et le représenter d'Embuild d'ajouter : "On peut peaufiner, on peut améliorer des outils existants (...) Même s’ils n’existent pas encore totalement par rapport à certains sujets très spécifiques comme la biodiversité, elle est quand même prise en compte".   

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