Avenue Louise : bientôt le bout du tunnel ?
A Bruxelles, c'est peu de dire que les tunnels sont dans un piteux état. C'est particulièrement vrai sur l'avenue Louise où l’avenir des tunnels Bailli et Vleurgat fait débat au sein de la classe politique.
Le tunnel Bailli accuse le poids des ans. Il n'est plus aux normes de sécurité.
A cause de leur âge plus que vénérable, les tunnels Bailli et Vleurgat auraient dû prendre leur retraite depuis belle lurette. Ils ont été construits dans les années '50/'60 et ils accusent aujourd'hui le poids des années. L'évolution des normes de sécurité impose de se pencher d'urgence sur leur modernisation et sur la sécurisation du de l'important flux qui les traverse quotidiennement.
Dans ce dossier, les positions des mandataires ne sont pas toutes alignées. Si les libéraux sont d'avis de laisser ces tunnels en place afin d'assurer la fluidité entre le sud de la ville et le centre, ce n'est pas l'avis des écologistes du parti Ecolo qui plaident pour une suppression pure et simple de ces infrastructures. Au contraire de leurs confrères francophones, Groen est, lui, dans la majorité. Et sa position est moins marquée. Le parti vert flamand se dit ainsi opposé au maintien des tunnels “si leur réfection coûte trop cher”. En d’autres termes, si leur réfection peut être envisagées sur base de budgets maîtrisés, Groen ne s’y opposerait donc pas.
En tout état de cause, le dossier s’inscrit dans le cadre du futur Plan pluriannuel d’investissement (PPI) qui doit hiérarchiser les priorités en matière de rénovation des tunnels bruxellois. Problème : dans le contexte budgétaire contraint qui est celui de la Région de Bruxelles-Capitale, tous les tunnels ne pourront être remis à neuf. Or, les tunnels Bailli et Vleurgat ne figurent pas en tête de liste, ce qui ouvre précisément la porte à des scénarios alternatifs, tels que ceux qui sont défendus par les verts qu’ils soient francophones ou... néerlandophones.