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Finances et fiscalité

Rénovation compliquée et subsides européens en ballotage au SPOTT

Entreprise voici près d'un an avec le concours de Thomas & Piron Rénovation, la rénovation du centre culturel d'Ottignies ne se déroule pas comme prévu. En cause : des plans d'origine qui ne correspondent pas à ce qui a été réalisé à l'époque, dans les années ‘70.

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Google Streetview

Les rénovations ont beau avoir le charme de l'ancien, elles amènent aussi parfois leur lot de misères. C'est précisément ce qui frappe actuellement la commune d'Ottignies dans le dossier de rénovation du SPOTT, l'imposant centre culturel de la ville. Les études approfondies du bâtiment qui date des années '70 par les ingénieurs de l'entreprise d'Our ont découvert avec surprise que la structure réelle ne correspond pas complètement aux plans d’origine : certaines cloisons supposées porteuses ne l’étaient pratiquement pas, le bâtiment est entaché de vices de construction... Une surprise qui a obligé les intervenants à revoir complètement le phasage du chantier.

Ce retard n'est pas sans conséquences. Il remet en question la programmation de l'institution culturelle, mais aussi et surtout, il remet en question les aides européennes sur lesquelles la commune tablait. En effet, pour rentrer dans les conditions requises par le Plan de relance, les travaux devaient être terminés en juin 2026. Or, on parle désormais de… fin 2027. De facto, Ottignies risque de devoir faire une croix sur l'enveloppe de deux millions d'euros qui avaient initialement été prévus dans le cadre du Plan de relance, sans compter les alourdissements de factures inhérents à la conduite du chantier.

Pour composer avec cette limite européenne, les autorités locales ont cependant encore quelques cartes à jouer. Elles peuvent ainsi visiblement introduire une demande de réduction du périmètre du projet ou procéder à une révision de certaines échéances. Un député s'est inquiété de la situation auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles à travers une interpellation de la ministre-présidente Elisabeth Degryse. A ce stade, aucun élément potentiellement rassurant n'a été apporté par la ministre. Il n'est donc absolument pas acquis que la Fédération puisse suppléer au retrait de Bruxelles. 

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