Piscines mobiles : vers la fin des piscines en dur ?
Déjà utilisé dans les communes de Zoersel, Ranst, Zandhoven et Anvers, la formule des piscines mobiles pourrait connaître un certain succès en Wallonie.
Une piscine mobile se déplace sur demande
Les infrastructures liées aux piscines sont vieillissantes et sont souvent confrontées à divers problèmes au sud du pays. Sur les 146 bassins recensés, seuls 82 resteraient aujourd’hui accessibles au public si l'on en croit le député socialiste Thierry Witsel qui a récemment interpellé la ministre des Infrastructures sportives Jacqueline Galant à ce sujet. A travers son interpellation, le député entendait faire sortir la ministre MR du bois à propos de ses intentions sur le lancement possible d'un appel à projets pilotes visant à tester ce concept dans les communes non desservies par des bassins de natation.
A ce stade, la ministre juge ce concept complémentaire par rapport aux projets structurants déjà en cours dans le cadre du plan Piscines et des mécanismes de soutien aux infrastructures sportives locales. Cependant, elle a dans le même évoqué la capacité d'accueil limitée de ces infrastructures mobiles. Un examen de la situation qui prévaut en Flandre et des initiatives engagées par Sport Vlaanderen est toutefois à l'étude au sein du cabinet et de l'administration afin d'étudier la réplicabilité de ce système au sud du pays.
Au niveau des coûts, un bassin de natation conventionnel représente évidemment un investissement très significatif et des coûts variables importants. Une piscine coûte en effet entre 5 et 15 millions d'euros pour les seuls frais de construction là où une piscine mobile coûte entre 200 et 500.000 euros à l'achat. Un coût qui peut être mutualisé grâce au caractère mobile de l'installation. Celle-ci peut dès lors devenir une installation itinérante que se partagent plusieurs écoles. Avec un coût évoluant entre 30 et 80.000 euros par école et par an.