L’immobilier logistique toujours plus impacté positivement par la durabilité
Longtemps restée en rade en ce qui concerne les efforts consentis en vue de diminuer les impacts environnementaux, l'immobilier logistique a mis les bouchées doubles pour proposer une approche qui tient résolument compte de tous les éléments susceptibles d'impacter positivement l'environnement ces dernières années: recours à des sources d'énergie renouvelables, gestion responsable de l'eau, recours à des matériaux durables, position stratégique en matière d'accès (multimodalité).
Il y a 13 ans, EDIBO construisait le tout premier bâtiment certifié BREEAM de Belgique. Aujourd'hui, ce certificat est devenu quasi incontournable, même dans les bâtiments logistiques.
Selon l'expert immobilier Stadim, les bâtiments logistiques qui jouent toutes ces cartes et a fortiori ceux qui ont décroché une certification BREEAM se louent plus rapidement et génèrent plus de revenus. Un constat qui fait dire à Stadim qu'investir dans des panneaux solaires ou dans du stockage de l'électricité excédentaire dans des batteries peut se révéler particulièrement rentable. Les propriétaires ne s'y trompent pas. En témoigne la progression significative des bâtiments logistiques disposant de cette fameuse certification BREEAM... Ainsi, chaque année, le nombre de bâtiments logistiques titulaire du fameux sésame progresse de pas moins de 25%.
La durabilité est une chose, mais la capacité électrique suffisante en est une autre. Cet élément joue également en faveur de l'appréciation de la valeur du bâtiment logistique. Tout comme les technologies permettant d'automatiser les tâches ou comme une connectivité irréprochable. A contrario, les bâtiments plus vieillots sont clairement à la peine et souffrent d'une vacance qui va en augmentant. En matière de puissance électrique, l'idéal est de combiner un système de batteries bien pensé (behind-the-meter) qui permet d'augmenter l’autoconsommation à partir des électrons produits par les panneaux solaires, mais qui limite également le phénomène de délestage (curtailment) et qui réduit évidemment les coûts énergétiques.
En se penchant de manière encore plus précise sur l’impact de ces démarches d’optimisation, la Sustainability Advisor Nine Steenbergen souligne que des scénarios de retour sur investissement sont parfaitement réalisables dans un délai inférieur à huit ans, à condition que l’on mette en place tout ce qui est nécessaire pour optimiser: batterie pilotée intelligemment via un tel système de gestion de l’énergie, possibilité de revenus supplémentaires issus de services de flexibilité (front-of-the-meter)...