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Durabilité

Le réchauffement des habitations scrutées par la KULeuven

Intéressante étude que celle qui a été réalisée par la KULeuven à la demande de Renson. Elle permet de mettre en évidence les conséquences du réchauffement climatique sur le confort dans les habitations.

Les stores peuvent diminuer de manière spectaculaire les effets du rayonnement solaire sur la surchauffe des logements.

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Renson

Curieusement, ce réchauffement a déjà été étudié sous toutes ses coutures en ce qui concerne l'élévation du niveau des océans, mais il n'a pas véritablement été étudié en termes de confort intérieur. Que constate-t-on à la lumière des projections établies par les scientifiques qui ont réalisé l'étude. Qu'avec un monde plus chaud de 2°C, un logement sur cinq serait concerné par la surchauffe. Mais avec une élévation des températures moyennes de 3 °C, ce pourcentage grimperait à neuf logement sur dix. En d'autres termes, les conséquences du réchauffement semblent produire des effets exponentiels à mesure que la température moyenne augmente. Pour les auteurs de l'étude, le fait que l'on ne puisse désormais plus espérer rester en dessous d'un réchauffement climatique de 1,5 °C doit nous inciter à prendre dès aujourd'hui les mesures qui s'imposent pour pouvoir tenir le coup.

Pour tenir le coup, les chercheurs préconisent l'adaptation. Parmi les solutions évoquées, figure notamment le refroidissement naturel en tirant profit des arbres ou de l'eau à proximité des habitations. Un refroidissement qui peut également passer par une orientation pertinente du logement afin de minimiser l'impact du rayonnement solaire. Les chercheurs évoquent également l'évacuation de la chaleur qui doit prioritairement s'effectuer de manière passive, en n'ajoutant l'évacuation active qu'en cas de stricte nécessité.

C'est dans ce cadre de l'évacuation passive que les protections solaires, la ventilation (intensive nocturne), l'isolation et une masse thermique suffisante sont devenus cruciales et prioritaires pour anticiper la surchauffe. Cette approche, c'est celle de Joost Declercq, ingénieur civil-architecte, directeur chez Archipelago architects et affilié à l’UHasselt. « Pour que tout le monde suive, il faut une réglementation plus stricte et des directives de conception concrètes visant à limiter la surchauffe dans les bâtiments. Comme le prévoient les directives européennes, les stratégies passives doivent être prioritaires par rapport aux systèmes de refroidissement actifs. En effet, les systèmes actifs entraînent une charge de pointe plus élevée sur le réseau électrique et un réchauffement supplémentaire de l’environnement extérieur »

Dernier point (et non des moindres) évoqués par les auteurs de l'étude : le PEB. Les résultats de cette étude montrent en tout cas que la maîtrise du confort estival devient au moins aussi importante que la satisfaction des besoins de chauffage en hiver pour permettre un habitat durable et économe en énergie. A cet égard, les ingénieurs de la KULeuven estiment que la fusion prévue de l’EPB et de l’EPC d’ici 2028, ainsi que la révision de la réglementation énergétique par les agences de l’énergie, offrent donc une occasion unique d’accorder au confort estival une place à part entière dans la nouvelle réglementation et de relever ainsi ce défi de manière structurelle. 

Pour accéder à l'étude complète (en néerlandais), c'est ici.

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