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Construction

Le nouveau président de la Fegc appelle au réalisme

Frank Goes, administrateur délégué des Entreprises Générales Goes à Bruxelles, est le nouveau président, pour un mandat de 3 ans, de la Fédération des Entrepreneurs Généraux de la Construction (Fegc). D’entrée de jeu, il a fait part de son inquiétude face aux objectifs des Régions en matière de PEB qu’il considère comme irréalistes et impayables pour les candidats acquéreurs et les pouvoirs publics.

fegc

Lors de son discours d’investiture, le nouveau président a donc fait état de ses vives inquiétudes sur l’évolution des exigences en matière de prestation énergétique du bâtiment: «Les performances à atteindre aujourd’hui deviennent totalement déconnectées de la réalité. On en arrive à se demander, une fois le bâtiment construit ou isolé, comment parvenir à l’aérer correctement pour éviter des phénomènes de condensation dangereux pour l’habitabilité des lieux.» Et de poursuivre: «Les trois Régions feraient mieux de se concerter avec le niveau fédéral afin d’inciter les investisseurs et les particuliers à rénover en profondeur voire, le cas échéant, à démolir le bâti existant au lieu d’exiger des prestations impayables pour les nouvelles constructions.»

Immeubles à appartements largement dépassés

Début 2017, la Belgique comptait près de 200.000 immeubles, comprenant un peu plus de 1,4 million d’appartements. Les deux tiers de ces immeubles (environ 130.000) datent d’avant 1981 et ont donc presque 40 ans. En d’autres termes, ils sont relativement anciens et construits avec des matériaux et techniques aujourd’hui dépassés. Du coup, leurs résultats en termes de prestations énergétiques sont souvent médiocres, au désavantage des locataires. Certains de ces immeubles doivent être rénovés d’urgence. Rien qu’en Flandre, on estime que 3% des logements sont de qualité insuffisante, dont 13% souffrent de problèmes structurels sérieux (stabilité, humidité, aération) et de problèmes en matière de confort de base (simple vitrage, sanitaires insuffisants, manque d’isolation).

La Wallonie doit quant à elle faire face à un bâti qui est majoritairement d’avant-guerre, dont une grande partie devra être démolie en Hainaut et en Province de Liège.

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