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Construction & finition

Après un été caniculaire : comment les habitations belges peuvent-elles rester fraîches sans climatisation ?

Cet été encore, les climatiseurs ont tourné à plein régime. Maintenant que les mois les plus chauds sont derrière nous, une question s'impose : comment les habitations belges vont-elles traverser les prochaines vagues de chaleur ? Une étude menée par la KU Leuven et Archipelago Architects, à la demande de VEROZO, montre que la surchauffe devient un défi de plus en plus structurel pour le parc immobilier belge. Elle souligne l'importance des solutions passives pour limiter les besoins de rafraîchissement en été. Pour Sto, ces résultats confirment le rôle que joue une isolation de façade performante dans l'amélioration du confort estival.

©Sto Houtskeletbouw met witte sierpleistergevel en thermische buitenmuurisolatie StoTherm
Sto Houtskeletbouw

Les périodes durant lesquelles les bâtiments doivent être rafraîchis risquent dès lors de devenir plus longues et plus intenses. Un enjeu qui ne concerne pas uniquement le confort des occupants : les températures intérieures élevées peuvent également avoir des conséquences sur la santé et entraîner une hausse de la consommation énergétique lorsque le recours au refroidissement actif augmente.

Prévenir avant de refroidir

Pour les chercheurs, la réponse doit avant tout se trouver dans la conception des bâtiments. Le recours à la climatisation ne devrait intervenir qu'après avoir exploité les possibilités offertes par l'environnement, l'enveloppe du bâtiment et le rafraîchissement passif.

L'étude se réfère notamment à « l'échelle du rafraîchissement » développée par l'Overleg Standaarden Klimaatadaptatie (OSKA). Celle-ci établit une hiérarchie entre différentes mesures destinées à lutter contre la surchauffe.

La première étape se situe autour du bâtiment. La végétation, les arbres et l'eau peuvent contribuer à rafraîchir l'environnement immédiat, tandis que l'ombrage permet de réduire les apports solaires.

Vient ensuite le bâtiment lui-même. Son orientation, la dimension et la position des fenêtres, les protections solaires, l'isolation et la masse thermique jouent un rôle dans la quantité de chaleur qui pénètre à l'intérieur.

La troisième étape consiste à évacuer passivement la chaleur qui s'est malgré tout accumulée, par exemple grâce à la ventilation naturelle et au rafraîchissement nocturne. Ce n'est qu'en quatrième position qu'intervient le refroidissement actif, de préférence avec des systèmes économes en énergie et des réfrigérants à faible impact climatique.

L'objectif est simple : limiter au maximum les besoins de refroidissement mécanique plutôt que de compenser après coup un bâtiment qui accumule trop facilement la chaleur.

L'enveloppe du bâtiment gagne en importance

Cette évolution remet également le comportement thermique de la façade au centre de l'attention. L'isolation ne doit en effet plus seulement être envisagée sous l'angle des pertes de chaleur en hiver. La manière dont les matériaux réagissent aux températures estivales devient elle aussi importante.

Le fabricant Sto met notamment en avant son système StoTherm Wood, basé sur une isolation en fibre de bois. Ce matériau possède une capacité de stockage thermique relativement élevée et peut ainsi ralentir la transmission de chaleur à travers l'enveloppe du bâtiment.

Ce phénomène, appelé déphasage thermique, consiste à retarder la progression d'un pic de chaleur extérieur vers l'intérieur du bâtiment. L'objectif est que la chaleur accumulée pendant les heures les plus chaudes de la journée n'atteigne l'intérieur que plus tard, lorsque les températures extérieures ont déjà baissé.

Associée à une ventilation nocturne efficace, cette inertie thermique peut contribuer à stabiliser davantage les températures intérieures et à limiter le besoin de refroidissement actif. Les performances réelles restent toutefois dépendantes de l'ensemble de la conception du bâtiment, notamment de son orientation, de ses surfaces vitrées, de ses protections solaires et de ses possibilités de ventilation.

Même la couleur de la façade peut jouer un rôle

La finition extérieure constitue un autre paramètre à prendre en considération. Une façade claire réfléchit généralement une plus grande partie du rayonnement solaire qu'une surface sombre et absorbe donc moins de chaleur.

Le choix de la couleur et du revêtement peut ainsi compléter d'autres mesures destinées à limiter la charge thermique du bâtiment. Il ne remplace toutefois ni une protection solaire efficace ni une conception adaptée au climat futur.

L'étude souligne surtout que la lutte contre la surchauffe nécessite une approche globale. À mesure que les étés deviennent plus chauds, concevoir un bâtiment uniquement pour conserver la chaleur en hiver ne suffit plus. L'environnement extérieur, l'orientation, les vitrages, les protections solaires, l'isolation, l'inertie thermique et la ventilation doivent davantage être considérés comme les différentes composantes d'une même stratégie.

Dans cette logique, la climatisation constitue le dernier maillon de la chaîne. Plus les premières mesures sont efficaces, moins il devrait être nécessaire d'y recourir.

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